Un autre récit du commandant Georges Aubin sur les cap-horniers
: celui de la dramatique campagne Londres-San Francisco et retour qu'effectua
en 1911 le trois-mâts GENEVIEVE MOLINOS sous les ordres du capitaine
Jean Delignac. Ce trois-mâts était un fin navire de 2 500 t
en portée de lourd, dont l'élégante et haute mâture
se couvrait à la mer de 2 640 m2 de toile... Chacun sait
qu'un voilier ne vaut que ce que vaut l'équipage et surtout celui
qui le commande, et la GENEVIEVE MOLINOS était supérieurement
commandée.
Dans cet ouvrage, le commandant Aubin, l'ancien second et ami du capitaine
Jean Delignac, raconte ce que furent ces deux voyages par le Cap Horn avec,
à l'aller, un chargement de ciment pour la reconstruction de San
Francisco qu'avait ravagé un tremblement de terre et, au retour,
de céréales. Un retour épique, au cours duquel le capitaine
Delignac commença par mater une poignée de hors-la-toi qu'il
avait été contraint d'engager à San Francisco. On ne
sait qui le plus admirer de ces hommes, matelots et officiers, qui armaient
les beaux voiliers de cette Marine à jamais disparue. Grâce
soit rendue au commandant Georges Aubin de faire revivre, par son verbe
vigoureux et direct, ces équipages inégalés et désormais
entrés dans la légende. |