Les grands voyages d'exploration avaient apporté aux
hommes de science de quoi satisfaire leur curiosité dans la plupart
des domaines. Ils avaient fait progresser la cartographie, la géologie,
l'anthropologie et les sciences naturelles, mais le milieu marin lui-même
restait largement inexploré. Ce n'est qu'à la fin du XIXe siècle que les profondeurs apparurent comme un milieu digne d'observations
scientifiques : ainsi naquit l'océanographie. Cette toute nouvelle
science n'intéressa d'abord en France que quelques savants et quelques
mécènes ne bénéficiant que d'un timide soutien
des pouvoirs publics, et ce jusqu'au début des années soixante.
La création du CNEXO, qui donnera naissance à l'IFREMER, la
transformation du Service Hydrographique de la Marine en un Service Hydrographique
et Océanographique de la Marine (SHOM), l'harmonisation des activités
des laboratoires de recherche sous l'égide du CNRS, le développement
des activités marines de l'ORSTOM ont marqué ce passage à
un véritable " âge de raison ".
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