Il n'est pas d'exploration,
pas de colonisation des mondes maritimes, qui n'ait ses fortunes de mer,
ses disparus. Tour à tour symbole d'épouvante ou de fortune
providentielle, le naufrage s'est imposé dans l'univers marin.
Il en a imprégné l'imaginaire et a, ce faisant, éveillé
l'intérêt des aventuriers comme des juristes, des inventeurs
comme des industriels. Capsules de temps brutalement figées, les
épaves sont de l'histoire un témoin immergé que les
archéologues s'efforcent à ce titre aujourd'hui d'étudier.
Sur les seules côtes françaises qui bordent l'océan,
près de deux cents d'entre elles ont déjà été
expertisées, parfois méthodiquement analysées. Au
fil de ces enquêtes archéologiques menées en plongée,
c'est toute l'histoire maritime du Grand-Ouest atlantique qui consent
à se dévoiler. La vie à bord comme les réseaux
économiques, les pionniers de la plongée comme la guerre
sur mer, la construction navale comme le droit de bris sont, grâce
aux épaves, au cœur de cet ouvrage. Des illustrations et des
archives inédites, des sites et des collections d'objets méconnus
font de La Mer pour Mémoire la plus vaste synthèse
jamais rédigée sur les recherches archéologiques
sous-marines menées depuis quarante ans sur les épaves du
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