Sur la route des Vikings…
Fjords norvégiens et Cap Nord |
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La mer…
« Quand nul ne la regarde, la mer n’est plus la mer. Elle a d’autres poissons, d’autres vagues aussi.
C’est la mer pour la mer, et pour ceux qui en rêvent... comme je le fais ici »
Jules Supervielle (1884-1960) |
La mer ! Quelle fascination elle a exercé – et exerce encore – sur les norvégiens ! Elle baigne cette interminable côte norvégienne qui s’étend, du sud au nord, sur plus de 2 000 km.
Il semble que la terre et la mer n’aient pu se résoudre à se séparer : d’innombrables chapelets d’îles longent les côtes, cependant que la mer pénètre profondément dans les terres, dessinant un réseau complexe de fjords qui se ramifient en éventail. |
En guise d’introduction à ce journal de bord… un peu de mythologie
Danae était la fille du Roi d’Argos, terre d’où partirent les Argonautes (qui allèrent, à bord de
l’ARGO.et guidés par Jason, conquérir la Toison d’Or en Colchide…). Elle était d’une extrême beauté, et son père, voulant connaître son avenir, l’emmena consulter l’Oracle
: « Acrise, ta fille donnera le jour à un héros qui sera ton meurtrier »
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Afin d’éviter la réalisation de cette prophétie, le roi Acrise la fit enfermer dans une tour de bronze
sans portes ni fenêtres…
Mais Jupiter, Dieu des Dieux, et grand appréciateur de la beauté féminine, tomba amoureux de la
belle Danae. Pour la séduire, il se déguisa en pluie d’or, et ainsi naquit Persée…
Quand le roi Acrise apprit qu’il avait un petit-fils, il fit enfermer la mère et son fils dans un coffre
en bois qu’il fit jeter à la mer. Mais un pêcheur, providentiel, les ramassa et leur donna la liberté.
Persée vécut sa vie de héros, sa plus célèbre aventure étant la décapitation de la Gorgone, mythe
symbolisant la laideur des sentiments refoulés.
Un jour, Persée participa à une compétition de lancement de disque à Argos, et son disque vola si
loin qu’il coupa les jambes du Roi Acrise, lequel succomba à ses blessures.
Ainsi se réalisa la prophétie…
Quant à la belle Danae, sa beauté, comme l’or, ne se ternit jamais.
Son fils Persée épousa Andromède, fille de Cassiopée, qu’il délivra d’un monstre…
A la mi-août, époque où les constellations de Cassiopée, Persée et Andromède sont parfaitement
visibles, les étoiles filantes ont l’air de tomber de la constellation de Persée : est-ce une allusion à
la pluie d’or de Jupiter, son père ?…
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PRINCESS DANAE (Madeira) - IMO 5282483 - Indicatif d'appel CQTK - MMSI 255987000 - Navire de croisières - 162,31x21,44x12,81 m - TE 7,646 m - JB 16 531 - JN 4 959 - PL 3 649 t - Ptot 9 708 kW (deux moteurs 2T-6cyl B&W-H&W 6-75VTF-150/50 / deux hélices à pas fixe) - V 17 nds - Générateurs 3x1 250 kW / 3x1 200 kW / 4x300 kW - Soutes 729 t FO / 318 t DO - Cap. 640 passagers (283 cabines) - Equipage 225 - Constr. 1955 (Harland & Wolff, Belfast, Irlande du Nord) - Gérant Arcalia Shipping (Limassol, Chypre) - Opérat. World Cruises Agency (Lisbonne, Portugal) - Pav. PRT - Ex BALTICA (1994-1996) - Ex STARLIGHT PRINCESS (1992-1994) - Ex DANAE (1974-1992) - Ex THERISOS EXPRESS (1972-1974) - Ex PORT MELBOURNE (1955-1972). |
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Appareillage de Zeebrugge (Belgique) |
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Appareillage avec l'aide d'un remorqueur |
… et maintenant, faisons route… en direction de Bergen à 535 milles plus au nord, soit près de 1 000 km, soit encore une journée et deux nuits de navigation |
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Exercice de sauvetage (obligatoire), une première conférence sur la Norvège et diverses festivités agrémentent ce début de croisière, sans oublier les flâneries sur les différents ponts et la pose transat… compatible avec le soleil qui veut bien, au moins pour l’instant, être de la partie !
Ciel bleu légèrement moutonné, température extérieure de 13° (à 10 h, en hausse… mais ne rêvons pas), la mer quant à elle affichant 12°, affirmation de la passerelle… non vérifiée par mes soins ! Vent force 4, mer « agitée » selon la météo du bord, mais bateau stable (un peu de titubation toutefois dans les coursives pour les passagers non amarinés…).
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Roulis et paquets de mer contre le navire
pendant la journée de remontée de la Mer du Nord |
| Un peu de géographie physique et économique |
| Résumé d'une conférence faite à bord pendant notre journée de navigation, sur la route de Bergen |
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Norvège (en norvégien, Norge, « La route vers le Nord ») : pays d’Europe du Nord occupant les parties occidentale et septentrionale de la péninsule Scandinave. La Norvège est limitée au nord par la mer de Barents, l’océan Glacial Arctique, la Finlande et la Russie, à l’est par la Suède, au sud par la mer du Nord, à l’ouest par l’océan Atlantique et… la mer de Norvège. Sa superficie est de 387 000 km2, y compris l’archipel des Lofoten-Vesterålen, ce qui la situe au cinquième rang européen par la taille (avec seulement... 4,5 millions d’habitants). |
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| Milieu naturel |
La Norvège est un pays montagneux sur plus de 60 % de sa superficie, s’étendant entre 57°!57’ et 71°!11’ de latitude nord. Près d’un tiers du territoire est situé au nord du cercle polaire Arctique. Le cap Nord, sur l’ île de Mageroy, et le cap Nordkinn constituent les points les plus septentrionaux du continent européen. Étirée sur 1 750 km de long, depuis la mer du Nord jusqu’à la mer de Barents, la Norvège forme un étroit couloir avant de s’élargir vers le Sud. La Norvège est traditionnellement divisée en cinq régions : le Sørland (pays du Sud), le Vestland (Pays occidental), l’ Østland (Pays oriental), le Trøndelag (région de Trondheim) et le Nord Norge (Norvège du Nord).
Les magnifiques paysages de fjords sont directement hérités des glaciations quaternaires. Ceux-ci forment de profondes échancrures. Le plus grand, le Sognefjord, pénètre très loin à l’intérieur des terres (son extrémité est à près de 200 km de la mer) et sa profondeur dépasse 1 200 m. L’empreinte glaciaire est partout présente (fjords, dépôts morainiques, roches moutonnées, cuvettes lacustres). |
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| Climat |
| La Norvège connaît un climat polaire océanique. Située presque à la même latitude que l’Alaska, elle bénéficie pourtant d’un climat plus clément grâce au passage d’une dérive du Gulf Stream. Sur la façade maritime, les influences océaniques tempèrent la rigueur du climat. La plupart des îles et des plaines côtières bénéficient d’un climat tempéré humide aux hivers relativement doux et aux étés frais. Les températures s’échelonnent dans l’année, en moyenne, de – 3,5 °C à 14 °C. Le climat est instable et l’humidité relative élevée (nébulosité, brouillards et pluies). Les précipitations sont très abondantes (2 000 mm à Bergen) en raison des vents d’ouest dominants. La longueur de l’hiver s’accentue vers le nord qui connaît une longue nuit polaire. Dans les montagnes du Nord Norge, le climat est, à l’exception des zones littorales, proche de celui de l’Arctique. |
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Végétation et faune
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Les forêts recouvrent un peu plus du quart de la Norvège (chênes, frênes, noisetiers, ormes, érables, tilleuls, conifères). Le nord du pays est le domaine de la toundra, végétation basse et maigre constituée principalement d’arbustes rabougris (saules arctiques, genévriers), de fougères, de mousses et de lichens… qui font la joie des rennes et autres élans. |
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| Population et société |
| Au dernier recensement (1995), la population de la Norvège était estimée à 4 360 000 habitants. Sa densité, de 13,4 habitants au kilomètre carré, est la plus basse d’Europe, avec un indice de fécondité (1,93 enfant par femme) plus élevé que dans les autres pays d’Europe occidentale. Malgré la rudesse du climat, l’espérance de vie, estimée à 77 ans, est parmi les plus élevées du monde. Elle est de plus de 80 ans pour les femmes et de plus de 74 ans pour les hommes.
Les Norvégiens sont ethniquement homogènes : les Saamis (Lapons), au nombre de 30 000, et les habitants d’origine finnoise du Nord Norge constituent les seules
minorités importantes. Le pays ne compte que 2 % d’étrangers. La majorité de la population et des activités économiques se concentrent dans le sud du pays (Vestland), sur les rives inférieures de l’Hardangerfjord et dans les îles côtières |
| Découpage administratif et villes principales |
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| Environ 73 % des habitants de la Norvège vivent en zone urbaine. Oslo est à la fois la capitale, le port principal, le centre industriel et la plus grande ville de Norvège. Sa population est de l’ordre de 700 000 habitants. Les autres villes importantes sont Bergen (190 000 hts), Trondheim (150 000 hts) et Stavanger
(110 000 hts). Les principales villes du nord sont Bodø (31 000 habitants), Narvik (14 000 habitants) et Tromsø (43 000 habitants). |
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| Gouvernement et vie politique |
| La Norvège est une monarchie héréditaire, constitutionnelle et
parlementaire, régie par la Constitution du 17 mai 1814. Le
monarque détient en théorie le pouvoir exécutif, mais celui-ci
est exercé en fait par le Premier ministre, chef du gouvernement.
Le roi nomme les membres du gouvernement après
décision du parti majoritaire.
Le Parlement, appelé Storting, assure le pouvoir législatif. Il est
composé de 165 députés, élus pour quatre ans au suffrage universel.
C’est une Assemblée bicamérale composée d’une Chambre haute
(Lagting) et d’une Chambre basse (Odelsting). Le Parti travailliste,
modéré et de centre-gauche, est de loin le parti le plus puissant de
Norvège. Il a gouverné pratiquement sans interruption depuis 1935. Les autres principaux partis sont le Parti conservateur, le parti du
Centre, le Parti chrétien populaire et le Parti socialiste de gauche. |
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Le roi est le chef des forces armées. Le service
militaire est obligatoire pour tous les hommes à partir de dix-neuf ans. Le pays a adhéré à l’Organisation du
traité de l’Atlantique Nord (OTAN), à sa création, en 1949. |
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| Langues & Religions |
Il existe deux langues officielles en Norvège : la plus courante, le bokmål («langue du Livre»), et le nynorsk (nouveau norvégien). |
Environ 89 % des Norvégiens appartiennent à l’Église luthérienne évangélique de Norvège, mais beaucoup
d’entre eux ne sont pas pratiquants. C’est une Église d’État dont le clergé est nommé par le roi. Le reste de la
population se partage entre plusieurs Églises protestantes, une communauté catholique et des islamistes. |
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| Éducation |
| L’école primaire est devenue obligatoire en 1867, mais il a fallu attendre les années 1960 pour que les
différences régionales s’estompent et que tous les groupes sociaux aient accès au système scolaire. L’école est
gratuite et obligatoire pour les enfants âgés de sept à seize ans et la Norvège ne connaît pratiquement plus
l’illettrisme (le taux d’analphabétisme n’excède pas 1 %).
L’enseignement se compose d’un cycle primaire de neuf années auquel succède un cycle secondaire d’au moins
trois ans. Le pays possède quatorze établissements d’enseignement supérieur dont quatre universités. La plupart
sont des établissements publics. La principale université se trouve à Oslo. |
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Arts et vie culturelle |
La Norvège est dotée d’un riche folklore comprenant des éléments hérités des Vikings. La culture moderne
norvégienne a évolué sous l’influence du mouvement romantique national qui s’est épanoui au XIX e siècle.
Henrik Ibsen (1828-1906) est sans doute le dramaturge norvégien le plus connu, mais on trouve aussi la marque d’un style
proprement norvégien chez le peintre Johan Christian Dahl (1788-1857) et le compositeur Edvard Grieg (1843-1907). Les autres artistes majeurs
sont le compositeur Christian Sinding (1856-1941), le peintre Edvard
Munch (1863-1944), le sculpteur Gustav Videland (1869-1943) et l'écrivain Bjørnstjerne Bjørnson (1832-1910), prix Nobel de Littérature en 1903.
Oslo est la capitale culturelle de la Norvège. Elle abrite
plusieurs musées, la bibliothèque de l’université (1811), de
nombreux théâtres ainsi que des compagnies de ballet et
d’opéra. La radiodiffusion et la télédiffusion sont publiques.
Les journaux sont fortement subventionnés par l’État. Il
existe plus de 80 quotidiens dont le tirage total s’élève à près
de 3 millions d’exemplaires. Le Verdens Geng est le
quotidien norvégien le plus influent. |
| Économie |
| Le PIB de la Norvège s’élève à quelque 135 milliards de dollars. La Norvège fait partie des pays très riches. Le
revenu par habitant y est parmi les plus élevés de la planète. Le XXe siècle fut une période de forte expansion
industrielle, grâce notamment à une énergie hydroélectrique abondante et peu coûteuse, ainsi qu’à l’exploitation
des ressources pétrolières offshore. La Norvège possède une économie forte et dynamique, avec une croissance
annuelle moyenne de 2,4 % durant les quinze dernières années, même si elle marque un léger fléchissement
depuis 1995. Le taux de chômage reste faible (de l’ordre de 4 % de la population active). Le taux d’inflation est de l’ordre de 2-2.5 %. |
| Agriculture, forêts, pêche |
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L’agriculture emploie environ 5 % de la population active et fournit 3 % du PIB : en effet, en raison des
conditions naturelles défavorables (relief montagneux, pauvreté des sols), seulement 3 % de la superficie du pays
est cultivée. L’Østland et le Trøndelag sont voués à la céréaliculture, le Vestland et le Nord Norge sont
spécialisés dans l’élevage. Le cheptel ovin est le plus important (2,3 millions de têtes environ).
Les principales cultures sont l’orge, l’avoine, les pommes de terre et le blé. Le pays est autosuffisant pour
beaucoup de produits à l’exception des céréales, des fruits et des légumes.
La production annuelle de bois est de l’ordre de 10 millions de mètres cubes. L’exploitation forestière est concentrée dans
les régions de l’Østland et du Sørland, où se situent 60 % des forêts productives.
La pêche constitue un secteur important. La Norvège se situe au onzième rang
mondial, avec 2,5 millions de tonnes de poissons (morues, harengs,
saumons, etc.). Plus de la moitié des prises sont exportées (1,6 million de
tonnes par an). Depuis les années soixante-dix, la pisciculture (surtout
saumons et truites de mer) s’est intensivement développée.
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Pêche à Bergen |
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Mines et industries |
Le secteur secondaire emploie près du quart de la population active et fournit environ 35 % du PIB.
Les principales ressources minérales de la Norvège sont le pétrole et le gaz naturel, grâce aux énormes
gisements situés en mer du Nord, le long de la plateforme continentale.
Les autres ressources incluent des
gisements modestes de fer, de cuivre, de zinc et de charbon.
L’industrie minière était peu importante avant l’exploitation des
hydrocarbures offshore dans les années 1970. Le pays est désormais le
principal producteur de pétrole en Europe occidentale (huitième rang mondial, avec
140 millions de tonnes par an) et la production de gaz naturel place la
Norvège au onzième rang mondial avec 30 milliards de mètres cubes. On y exploite aussi le
fer, le charbon, le zinc, le plomb, le titane et le cuivre.
La production annuelle d’électricité s’élève à environ 120 milliards de kilowattheures.
La quasi-totalité de la production est fournie par des centrales
hydroélectriques (72 % des besoins en énergie de la Norvège sont couverts
par l’électricité). |
| Plateforme pétrolière photographiée en Mer du Nord |
Les principaux secteurs industriels sont la métallurgie (aluminium, fer), la chimie, le raffinage pétrolier, la
construction navale, la construction mécanique, les industries dérivées du bois (papeterie), le textile et
l’agroalimentaire. La Norvège a longtemps été à la pointe de la construction navale, mais ce secteur est en recul
depuis la crise économique de 1973 (certains chantiers navals se sont reconvertis dans la construction de plateformes
et de matériels d’équipement pour l’extraction pétrolière en mer).
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| Secteur tertiaire et commerce extérieur |
Les services emploient 70 % de la population active et fournissent 60 % du PIB. La monnaie de la Norvège est la
couronne norvégienne, ou krone (NOK). Le pays dispose d’un bon réseau de communications, mais la
construction de nouvelles routes et voies de chemins de fer se révèle difficile et onéreuse à cause des contraintes
du relief. La marine marchande norvégienne, forte de ses 1 194 navires (en 2001), est l’une des plus importantes du monde.
Elle constitue une source régulière de devises étrangères. Oslo possède le plus grand aéroport international du
pays.
La Norvège est le premier exportateur européen d’hydrocarbures : le pétrole représente environ le tiers des
exportations annuelles du pays et le gaz naturel près de la moitié. Les autres exportations incluent les machines,
l’aluminium, le fer et l’acier, les produits chimiques, le papier et les produits alimentaires. Les importations
comportent du matériel de transport, des machines, des produits chimiques et des minerais. Les trois plus gros
partenaires commerciaux de la Norvège sont la Grande-Bretagne (qui reçoit environ 27 % du volume des
exportations norvégiennes), la Suède et l’Allemagne. |
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Quand deux bateaux de croisière se rencontrent, sur la route de Bergen à Flam,
entre la côte et des successions d’ilôts,, sous un magnifique ciel rougeoyant à la nuit tombante (nous sommes encore à 2 200 km du Cercle Polaire…) |
Principales escales lors de cette croisière |
Escale 1 : Bergen… porte des fjords |
Deuxième ville et port de Norvège, Bergen fut résidence royale jusqu’à la fin du XIIIe siècle. Elle devait déjà sa
prospérité à l’activité de son port. |
L’âme de Bergen est éternellement liée à la mer ; l’appel du large a imprégné les mentalités, nourri les rêves
d’un ailleurs lointain, et la voie maritime, aujourd’hui comme hier, constitue le moyen d’accès le plus agréable.
Nimbée d’une atmosphère pluvieuse durant sept mois de l’année (au moins…), resserrée entre ses sept
montagnes, s’agrippant à des pentes incroyablement escarpées, Bergen paraît burinée, entaillée de rides
profondes. |
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Photos de la ville vue du Mont Floyen, plateforme d’arrivée du Fløibanen (cf. ci-dessous) |
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Le funiculaire Fløibanen |
Bergen serait-elle une ville triste et vieille… comme ses
entrepôts hérités de la Hanse ? Que non ! La vie du port, avec
ses marchands de poissons, la jovialité et le goût de la fête des
habitants, les quelque 10 000 étudiants qui envahissent chaque soir les bars de Bryggen, lui confèrent une jeunesse inaltérable. |
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| Le port…, c’est le coeur de la ville |
Il se marie harmonieusement avec les rues grimpant dans les
collines verdoyantes et l’animation des rues commerçantes |
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Bergen, c'est aussi l’admirable Bryggen qui nous plonge dans le
passé médiéval de la cité.
En effet, Il y avait déjà, en ce point de la côte, un marché
et un port lorsque, en 1070, Olav Kyrre, dit Olav le Pacifique, créa Bergen. Jusqu’à la fin du XIII e siècle, ce fut
la plus riche cité du pays et la résidence des Rois. Bergen contrôlait alors le marché du poisson tout au long des
côtes norvégiennes. La ville comptait alors vingt-sept églises et monastères (c’est dire sa richesse, qui ne devait
pas manquer d’attirer l’attention des riches marchands de Lübeck…). En 1350, la puissante Ligue Hanséatique établissait en effet ses
comptoirs dans le quartier de Bryggen et installait la première
conserverie. |
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Cette hégémonie germanique dura deux siècles, en
dépit des efforts déployés par les Berguenois pour retrouver leur
autonomie commerciale. Lorsqu’ils réussirent à se libérer de
l’emprise hanséatique…, ils se retrouvèrent sous domination
danoise ! Il fallut attendre le XIXe siècle pour que l’expansion
industrielle redonnât à Bergen, sinon le premier, du moins un
brillant second rôle. |
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Rue commerçante de Bergen |
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| Bryggen et la Ligue hanséatique |
Au XIVe siècle, la Ligue hanséatique s’octroya le contrôle du
marché du poisson et établit ses comptoirs dans les quartiers du
Bryggen.
Au Moyen Age, cette Hanse obtenait – par
voie de privilèges – de puissants moyens
d’action : ces privilèges consistaient essentiellement
en franchises commerciales. Au
début, le commerce se fit surtout avec la
Russie, puis vers l’Ouest de l’Angleterre.
De proche en proche, les villes Hanséatiques
s’adjugèrent le monopole du trafic dans le
Nord et annexèrent économiquement la
Scandinavie. Le comptoir permanent de Bergen était la plaque tournante du commerce du bois, du poisson et des
minerais. Contre ces denrées locales qu’elle exportait vers le reste de l’Europe, la Ligue hanséatique
approvisionnait la Norvège en céréales.
Cette confédération politique et commerciale, dont on fait remonter
l’origine à l’Alliance de 1241 entre Hambourg et Lübeck (ville
fondée en 1159), comptait
soixante-quatre villes à la fin du XVe siècle et possédait des flottes,
une armée, un trésor et un gouvernement particuliers. Ses comptoirs
allaient alors de Nantes à Novgorod. A son apogée, la prospérité de
la Hanse lui conférait rang de puissance européenne. Elle faisait la
guerre, signait des traités de paix et de commerce. |
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Façades des maisons hanséatiques,
le long de Vågen (« vieux port »)
(fidèle reconstruction
après le terrible incendie de 1702) |
| La décadence, commencée au XVIe siècle, s’accentua avec la Guerre
de Trente ans (1618-1648) qui ensanglanta toute la Scandinavie du
Sud, la Pologne et l’extrême Nord de l’Allemagne. Vers 1670, la
Hanse ne possédait plus que trois villes : Brême, Hambourg et
Lübeck.
De cette époque subsistent à Bergen plusieurs maisons de bois à haut
pignon triangulaire et l’église Sainte-Marie. Un musée hanséatique
recrée les conditions de vie et de travail des marchands de la Hanse. |
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Entrée de la cité hanséatique de Bryggen |
Une ruelle de Bryggen… la toute puissante |
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Autre façade |
Exemple de soubassement |
Exemple unique d’architecture médiévale norvégienne, ce quartier de Bergen est classé « patrimoine de
l’humanité » par l’Unesco. |
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Serrés les uns contre les autres, les bâtiments à
hauts pignons triangulaires, tout en bois,
servaient d’entrepôts et de domicile (…peu
confortable !) aux riches marchands allemands
qui n’avaient que quelques pas à faire — à
travers un inextricable réseau de ruelles — pour
gagner leurs bateaux. Âpres au gain, ces marchands
menaient une existence passablement ascétique
d’où tout luxe était banni (les maisons n’étaient
pas chauffées, par crainte des incendies !). Aujourd’hui, les magasins de tricots norvégiens ou les
antiquaires ont remplacé les entrepôts d’autrefois ! |
Pour conclure avec Bergen, et avant de visiter l’ église en "bois debout" de Fantoft, partons à la rencontre de Edvard et Nina, comme les Norvégiens désignent le couple Grieg. |
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Edvard Grieg |
Pianiste, chef d’orchestre, compositeur, Edvard Grieg (1843-1907) eut le génie de "créer" une musique pourtant
entièrement nourrie de traditions populaires vivantes. En effet, après des études musicales en Allemagne, il
rentra au pays où il succomba au charme des mélodies et rythmes folkloriques norvégiens. |
Sa musique est toujours empreinte des images
de fjords et de montagnes, de noces villageoises
et de concerts champêtres. C’est à Bergen, sa
ville natale, qu’il élabora cette synthèse
musicale.
Issu d’une famille d’émigrants écossais, il
commença à composer très jeune (avant sa
quinzième année) et fut bientôt remarqué par un
violoniste également berguenois, Ole Bull.
Formé à Leipzig (où il s’insurgea contre le formalisme ambiant), puis à Copenhague, il participa activement à la
vie culturelle de son pays, collaborant notamment avec Ibsen en quête d’une musique de scène pour « Peer
Gynt ». |
Maison de Grieg, à Troldhaugen "La colline enchantée"
à quelques kilomètres au sud de Bergen. Ci-dessous, son piano. |
Reconnu tôt par son gouvernement,
il reçut un généreux salaire de l’État
dès l’âge de 31 ans. Ses œuvres
furent également connues à l’étranger
alors qu’il était encore jeune. Ainsi, Liszt joua son "Concerto pour
piano" alors que Grieg n’avait que
24 ans.
Il donna des concerts dans toute
l’Europe. En 1885, il acheta la
propriété de Troldhaugen, près de
Bergen, où il vécut, jusqu’à sa mort,
avec son épouse Nina.
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Cette maison victorienne, construite en 1855, et où il vécut pendant plus de vingt ans, est conservée en l’état, et
sert de cadre à de nombreux concerts durant l’été et à l’occasion du festival international de musique de Bergen. |
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Ci-dessous, une dernière vue aérienne de Bergen
(photographié du Mont Floyen toujours)
par un temps habituel… c’est-à-dire pluvieux ! |
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